Heure de Paris
 
     
   
     
     
 
  10 Septembre 2010  
 
  Les pétroliers sont installés et les vigiles en armes sont en place pour interdire le site aux personnes non autorisées  
Que deviendra toute cette belle installation et tous ces panneaux quand l'Amazone arrivera en Avril prochain jusqu'à la plateforme des cases?.
 
 
  19 Août 2010  
 
  La Recherche pétrolière
est arrivée dans les environs de Tarapaca
 
  Le sous-sol de l'amazonie est riche en produits pétrolier et le gouvernement péruvien à procedé au decoupage de toute la selva en concessions de prospection et d'exploitation.

Affaire d'argent , mais pour qui?
pour les compagnies petrolieres et l'Etat péruviens, certes, mais RIEN pour le peuple excepté la déforestation, la pollution des sol, des rivières, la promiscuité avec les pétroliers, le developpement des maladies.....

Contrairement à l'Equateur qui a gelé la prospection dans sa partie amazonienne pour protéger les natifs, au Brésil qui a créé une zone intouchable pour protéger sa biodiversité, à La Bolivie qui a nationalisé les ressources de son sous-sol pour mieux en controler son exploitation, le Pérou a distribué toutes ses ressources.

Au pays des détournements d'argent et de fonds,
l'avenir dira si des intérets personnels ont dictés ces décisions aberentes
 
     
Le site d'installation est à environ 800m en aval du village de Tarapaca sur le rive opposée
 
 
  Que s'est-il passé dans les régions où cette recherche est installée?  
  Article paru dans le site rue89.com le 06/06/2009 concernant la partie de l'Amazonie au nord de Tarapoto

Des affrontements entre des Indiens amazoniens et les forces armées ont fait une trentaine de morts et de nombreux blessés vendredi 5 juin dans le nord du Pérou. Les Indiens, qui bloquaient la route transamazonienne, ont retenu des policiers en otage. Les forces de l'ordre ont tiré sur les manifestants, utilisant même pour cela, selon certaines sources, des hélicoptères.
Ces affrontements sont l'aboutissement d'un conflit opposant les Indiens de la forêt au gouvernement Alan García à propos de l'exploitation des richesses pétrolières. D'immenses réserves ont été découvertes ces dernières années dans la région. Un « miracle » selon le président García qui multiplie les initiatives favorables à leur exploitation par les entreprises étrangères, dont la Perenco, groupe franco-britannique. Avec des conséquences tragiques pour des communautés de chasseurs-cueilleurs qui tirent leurs ressources de la forêt et des cours d'eau.
Les Indiens regroupés dans l'Association interethnique pour le développement de la forêt péruvienne, AIDESEP, se sont mobilisés contre la destruction et la pollution de leur cadre de vie et, depuis plusieurs semaines, la tension ne cesse de monter. Ils ont reçu l'appui de nombreux secteurs de la population à travers le pays. Dès avant les événements de ces derniers jours, une mobilisation générale a été programmée pour le jeudi 11 juin.

Révolte des populations autochtones contre la dévastation de l'environnement
Le gouvernement manifeste sa volonté de passer coûte que coûte, d'ouvrir la voie aux compagnies en bafouant les droits reconnus aux communautés depuis les années 1970 (par le gouvernement militaire progressiste de Velasco Alvarado) et protégés par des conventions des Nations unies.
Ce qui se passe au Pérou est une illustration dramatique d'un problème devenu crucial dans l'ensemble de l'Amérique latine : l'exploitation du sous-sol et la dévastation de l'environnement au détriment des populations autochtones et de la biodiversité. Au Brésil, au Chili, en Colombie, au Guatemala… des groupes indiens s'opposent à des entreprises d'exploitation des ressources pétrolières, minières ou forestières. En Equateur, des communautés amazoniennes ont intenté un procès « historique » à la Texaco qui a provoqué un véritable désastre écologique dans une vaste région. On n'avait jamais vu des communautés amazoniennes intenter un procès à une grande multinationale et encore moins des tribunaux se montrer sensibles à leurs arguments (une décision finale est attendue prochainement).

Plusieurs gouvernements latino-américains ont pris la mesure du problème et s'efforcent d'avancer vers des solutions négociées. C'est le cas, en Bolivie, du président indien Evo Morales qui a renationalisé les réserves d'hydrocarbures et renégocié avec les entreprises étrangères les conditions de leur exploitation, afin d'assurer une redistribution plus équitable des bénéfices, à travers notamment des programmes de développement, d'éducation et de santé pour les populations concernées.
Le président équatorien Rafael Correa a, quant à lui, proposé de geler l'exploitation d'une région entière en Amazonie pour des raisons écologiques et en échange de contreparties financières de la part de la communauté internationale.
Au Brésil, une décision récente de la Cour Suprême est venue confirmer un arrêté du président Lula reconnaissant un immense territoire à des groupes indiens dans le nord de l'Amazonie et freinant ainsi la pénétration des chercheurs d'or ou des trafiquants de bois (au total, ce sont 13% de la superficie du Brésil qui sont aujourd'hui constitués en « territoires indiens »).

Les mouvements indiens qui se sont développés dans l'ensemble de l'Amérique latine dans les dernières décennies ont obtenu des avancées importantes dans nombre de pays, y compris la reconnaissance de droits territoriaux. Le sous-sol cependant reste propriété de la nation et le plus souvent son exploitation est confiée à des compagnies nationales ou multinationales qui pillent et saccagent sans considération ni pour les occupants ni pour l'environnement.
 
 
 
 
 
 
 
 

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